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Location de caravane 6 places Morbihan 56 accès direct à la plage

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2008/8/17

Le retour de Calais avec Epicetou 2

Sujet : compte rendu du retour d'Epicetou
 

Nous sommes tout excités en arrivant à Calais. Nous allons voir enfin Epicétou 2 dans l’eau.

Nous roulons depuis Nantes et il est grand temps de sortir de la voiture, non pas que celle-ci soit  inconfortable, mais 740 kms, c’est long….

 

Paul, ancien gendarme à la retraite, s’est mit gentiment à notre disposition avec sa ZX break pour nous amener vers cette aventure qui se prépare. Il a prévu de rester avec nous jusqu'à vendredi afin de nous donner un coup de main pour les derniers préparatifs. Le départ du port de Calais est, quant a lui,  fixé à samedi matin 11h00 pour bénéficier de la marée….

 

 

Super, Epicétou est là, à nous attendre sagement dans l’eau du bassin de plaisance de Calais. Après avoir vidé la voiture de son chargement, nous attaquons illico les bricoles qui nous restent à faire. Monter le PC, installer des feux de navigation en secours, etc.….

 

Comme nous aimons notre petit confort, j’ai apporté 4 chaises de jardin que nous installons, après quelques réflexions, sur l’arrière du cata. Le soir, le plus gros du boulot est fait.

 

Nous allons donc nous taper un bon couscous  Royal, qui comme tout le monde le sait, est une spécialité de Calais.

 

Le lendemain, nous allons faire nos petites courses. Quelques boites de choucroute et de cassoulet, du saucisson, du pâté, deux packs de 30 bières, 3 litres de vin rouge, et une boule de pain de campagne. C’est vrai qu’une fois à la caisse on s’est demandé si nous n’avions pas vu un peu grand pour le pain… Pas grave, les mouettes aiment ça.

 

En fin d’après midi, Paul reprend la route vers Nantes, nous laissant seuls face à notre destin. Il nous reste l’éolienne à monter, ce qui ne nous pose pas de problème. Une bonne douche sur le port suivi d’un repas à bord et nous nous couchons.

 

Ces deux journées de préparatifs se sont déroulées sans aucun souci et sous un soleil radieux.

 

…/…

 

 

C’est le grand jour. Il est 11h00, je mets le 60CV en route, nous larguons les amarres et effectuons nos premiers mètres dans le bassin. Le sas pour sortir du port va s’ouvrir… Il s’ouvre et nous sortons ………..

 

A bord, Christophe, qui navigue habituellement sur Galinéo, Olivier alias Kinébernique, lui, navigue avec moi sur Epicetou 1er.

Nous sommes donc trois à bord d’Epicetou 2 pour cette aventure, Calais Nantes, soit 455 miles ou 853 kms.

 

En sortant du port nous avons le vent et encore un poil de courant dans le nez. La renverse va nous aider à décoller environ deux heures après. La mer est un peu trop agitée pour faire l’étalonnage de notre pilote automatique, un ST 4000 de chez Raymarine, nous décidons donc de tenir la barre.

 

La suite va nous apprendre que nous n’aurions pas eu le loisir de nous en servir…

 

(Kinébernique) : On nous avait prévenu avant le départ. Passer au large des caps Gris nez et blanc nez, courants très violents en perspective vue le coefficient de marée (106). Le coin à l’air assez malfamé. On écoute les gars du coin et on tire un bord assez au large, pratiquement à la limite du couloir montant des ferry. Bien nous en a pris. Le courant est en effet au rendez-vous. Les deux caps nous regardent passer au large. Ils sont déçus. Ils ne nous auront pas. On commence l’installation de chacun pour le voyage. Qui prend le premier quart, qui fait le repas, etc.…. A 18h00 les caps sont loin. Le port de Boulogne et Napoléon sur sa colonne ont disparus à l’horizon. C’est la pleine mer. Le soleil couchant nous sort de nos préparatifs pour la nuit. Nous le regardons, émerveillés par la splendeur du ciel. Christophe fait une provision de photos (fond d’écran) pour plus tard. Le vent se lève, mais tout en douceur. Tout va bien. Le moral est bon et le bateau surprenant par sa vivacité et sa finesse.

 

 

Le dimanche matin, la météo marine nous annonce un coup de vent pour l’après midi, force 5. Rien de bien méchant, enfin, limite de ce que nous connaissons. Nos météorologues cette fois ci se sont bien plantés, car en fait, c’est une véritable tempête qui nous tombe dessus. D’abord sous forme de grêle, puis de neige tout ça à l’horizontale. Le vent est très violent. La pluie rentre dans le jeu  toujours avec ce vent très fort du nord ouest.

 

(Kinébernique) :  Mes coéquipiers sont des voileux mais pas trop barreux par gros temps. La mer est devenue très hachée. Elle a une vilaine couleur. Je prends la barre et me prépare moralement à y rester longtemps. Epicétou monte bien sur la houle. Pour l’instant au cap 230 nous prenons les vagues de trois quarts avant et j’étale assez facilement les premières déferlantes. Par moment le vent tourne légèrement et je me retrouve au près. Le cata y semble assez à l’aise. Tant mieux, je ne sais pas ce qui peu m’attendre dans ce temps. Un ciel noir barre l’horizon. Il va falloir passer à travers. Problème, nous sommes trop voilés il faut prendre un ris et enrouler le génois. Nouveau problème, le génois ne s’enroule pas. Pire il se libère de ses bouts et se met à battre au vent avec une violence inouïe. Je sais, tout en tenant le cap,  que la voile va se détruire. Il va falloir faire avec. Son bruit de fouet me casse les oreilles, malgré les hurlements du vent. Ambiance (je suis pas très fière d’être là). Pourtant il faut tenir. Les copains se reposent sur moi. Ils ont raison, j’aime le gros temps.  Dieu que la mer est belle lorsqu’elle est en colère. Des pyramides d’eau, des collines bleues, des vallées violettes et de la mousse partout qui vole et vient vous fouetter le visage. Le bateau est solide comme un roc. Il passe les vagues alertement, s’enfonce dans les creux, se projette à nouveau en haut de la houle. Si ce n’était le bruit sinistre des vagues tapant sous la coque centrale, tout irai bien. A la barre je sens le bateau très franc. Il ne bronche pas et répond au quart de poil. Ca va durer huit heures. Arrivé au large de la pointe Nord du Cotentin je suis trempé, transis, et pleins de crampes. Je laisse ma place. Le coup est passé. Je rentre me coucher et tombe dans une torpeur profonde

 

 

Bien sur, dans un premier temps, notre bateau file comme une fusée, 10/ 11 nœuds, mais la mer grossie pour finalement devenir forte voir très forte. Des creux de 5 à 7 mètres, les vagues arrivent dans tous les sens, et durant huit heures c’est le déluge.

 

Le bateau se comporte super bien.  Bon, c’est quand même limite confortable, nous sommes gelés, trempés, dans le déluge. Une vague plus grosse que les autres nous arrache le hublot avant tribord et inonde nos affaires, duvets compris, plus rien de sec à bord.

 

Ce n’est pas fini, pour couronner le tout, le mousqueton de l’écoute de génois nous lâche. Du coup le génois (voile à l’avant du bateau) se met  à battre dans ce vent violent. Nous tentons aussitôt de le rentrer, mais, la malchance continuant, la  drisse du génois se bloque en haut du mat.  Impossible d’enrouler la voile. Après de multiples tentatives pour la récupérer nous abandonnons et restons là à regarder notre beau génois se déchirer et flotter, en lambeaux, dans la bourrasque. Nos gorges se serrent, une belle voile neuve. Quel gâchis !

 

En fin d’après midi, nous apercevons le port de Cherbourg. Ouf !! Le vent se calme un peu, mais reste encore très fort. De plus il vient de tourner et nous l’avons dans le nez.

Connaissant du monde sur Cherbourg, et après un coup de fil,  nous sommes rassurer d’apprendre que nos amis nous attendent,  pour nous accueillir et nous faire manger au chaud et au sec.

 

17h00

Ce dimanche, nous ne sommes plus qu’à 10 miles du port. Le vent est toujours là et la renverse vient de s’amorcer. Là aussi,  bien sûr,  c’est dans le nez que nous découvrons les fameux courants du cap Lévy. Durant 3h00, nous nous battons contre ce courant, moteur plein gaz, en vain. Il reste encore 5 miles à faire, sans voiles. Nous sommes morts de fatigue, trempés, gelés et il ne nous reste plus que vingt litres d’essence. 

 

20h30

Après concertation de l’équipage, je fais une demande d’assistance auprès du port de Cherbourg. Il nous faut sortir de ce mauvais pas. Les cailloux du cap Lévy se rapprochent et nous ne sommes plus en état de lutter. C’est avec soulagement que nous voyons arriver un zodiac de la SNSM qui nous remorque …..

Ces gars sont de véritables pro, très gentils et taquins aussi. Ils nous surveillaient depuis 17h00  en étant sûr que nous n’allions pas passer ce cap avec cette avarie de voile.

Un grand merci à ces gars qui, même si nous n’étions pas en danger immédiat, nous ont ramené à terre pour enfin savourer un peu de chaleur.

 

Minuit

En posant le pied à terre, nous trouvons notre deuxième sauveur.  Pierre est là, et nous prend en charge. Là encore, nous saluons la gentillesse de  ce couple de retraités qui nous a attendu puis offert une douche chaude, un repas et un lit SEC.

L’intervention de pierre et de son épouse ne restera pas sans suite………

30 secondes auront suffit pour nous nous endormions, il est deux heures du matin, sacrée journée.

 

8h00

Debout les jeunes, y’a du boulot. Amener le génois à réparer, sécher tous nos vêtements, sortir les matelas, enfin sortir quasiment tout. Heureusement cette journée du lundi est ensoleillée. Tout est sec en fin de journée. Nous passons notre temps à revoir l’étanchéité des hublots, ainsi que la réparation de toutes les petites avaries rencontrées la veille.

Vers 16h00, notre ami Stéphane, alias  Maritoine monte à bord pour nous présenter deux magnifiques bouteilles de bières qui ne résistent pas à nos assauts. Après avoir refait le monde (en gros 3h00 après), Stéphane nous amène en voiture sur un centre commercial afin de reprendre deux ou trois bricoles. Merci a toi Stéphane, encore un garçon qui mérite le détour.

 

Une bonne pizza au resto du coin et au lit, demain nous reprenons la mer. (Comme chacun sait spécialité de Cherbourg)

 

 

Mardi

08h00 du matin, zéro degrés dans le bateau, le pont est couvert de givre, le départ est prévu à 11h00 pour encore une fois profiter du courant, il nous reste le génois a allé récupérer à 9h00.

Michel CRE et son épouse nous rendent visite et finalement restent nous aider pour remettre le génois en place, c’est d’ailleurs eux qui larguent les amarres à 11h00 pile.

 

Encore un couple hors du commun, Des gens simples, gentils et attachants, merci à vous deux.

 

Nous voilà dans la rade de Cherbourg, le soleil est là, nous profitons donc d’êtres à l’abri de cette magnifique rade pour étalonner notre pilote, ce qui est fait en moins de trois ronds dans l’eau. Puis, accompagné d’un superbe dauphin qui nous escorte une bonne de trentaine de minutes, nous prenons le cap d’Alderney. Le vent est bien là, mais une fois encore dans le nez.

 

Notre pilote, maintenant opérationnel, notre navigation va être plus douce. Nous n’avons plus qu’à exercer une veille. Plus de barre à tenir. Elle est pas belle la vie ???……

 

Kinébernique : Stéphane nous a prévenu. Il faut s’y prendre assez tôt pour contourner Alderney, sinon, on est aspiré par le courant entre la pointe Nord d’Alderney et le Sud Cotentin. Prudemment nous suivons les conseils avisés de notre ami.  L’année dernière, lors du convoyage de Galinéo, nous avions (par pure inconscience) choisi de prendre la passe des Singes, entre Alderney et les récifs qui la prolonge à l’Ouest. Expérience enrichissante mais qui vous apprend à ne pas aller ou l’on ne connaît pas. Les courants violents qui, alors, nous avaient entraîné, nous avaient incité à prier que notre moteur ne nous lâche pas. Mes coéquipiers ne sont pas près pour renouveler l’expérience cette année. J’insiste un peu mais l’air grognon de Christophe ne m’incite pas à continuer. Donc, sagement, nous longeons les fameux récifs et contournons, au large, par l’Ouest, la zone dangereuse.

Le courant très fort compense largement le manque de vent et vers 19h00 nous laissons derrière nous les côtes de Guernesey. Assis à l’avant du bateau sur l’annexe, une bière à la main, nous assistons à un magnifique couché de soleil.

 

 

 

Les deux journées qui suivent sont calmes. Trop d’ailleurs, car le vent nous manque, et le 60 Cv tourne tranquillement au ralenti pendant une bonne douzaine d’heures.

 

Ouessant et l’île de sein ne sont qu’une simple formalité, si ce n’est un vent  qui manque cruellement. Nous décidons donc de faire une halte pour ravitailler en essence à Audierne.

 

Le moteur tombe en panne sèche à cinq mètres du corps mort que nous avons décidé d’approché, mais une petite manœuvre au génois nous y amène en douceur.

 

Une heure plus tard, vers 18h30  nous reprenons la mer, cette fois, le vent ne nous lâche plus jusqu’au lendemain. Le cata reste toute la nuit à 8 nœuds et au petit jour, belle île en mer d’un coté et la pointe de Quiberon de l’autre, nous accueillent.

 

 13h20 pile, nous sommes en attente de l’ouverture de l’écluse d’Arzal, notre voyage, notre aventure, se termine.

Finalement, et même si cette tempête nous a un peu embêtée, que de souvenirs, de couché de soleils, de plaisirs, maintenant il nous reste à refaire la déco dans ce bateau, qui ne nous a pas déçu tant par sa bonne tenue dans les eaux tourmentées de la Manche, que par sa vélocité. Les îles sont Maintenant beaucoup plus proches, 8 nœuds, ça n’est plus exceptionnel…….

 

Nous remercions encore une fois toutes les personnes que nous avons rencontrées lors de ce retour au bercail.

Une aventure de plus.

 

Christophe (émerveillé)

Olivier  (émerveillé)

 Moi et Epicetou

2005/11/9

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2005/10/11

Mon périple de Cherbourg à Nantes

Le retour «  d’épicetou «  de Cherbourg 

 

Je viens donc de changer de bateau, le mien un mascaret 6.5 m de chez Jeanneau s’est vendu très vite et après de longues recherches, je l’ai trouvé, un 9.20 par 2.90, poids 4T2, un moteur Volvo de 10 CV diesel d’origine c’est à dire de 1974.

Une première visite sur le port de Dielette début septembre nous séduit Martine et moi ( c’est ma moitié) et nous le réservons aussitôt, restait plus qu’à le rapatrier sur Nantes.

300 MN séparent Dielette de Nantes ( environ 500 kilomètres).

N’ayant fait jusqu'à présent que des sorties du dimanche pour marin d’eau douce il me fallait trouver un loup de mer, c’est Guillaume 33 ans ( l’age du christ ) qui va m’accompagner, il connaît bien la mer ( sauf la Manche ) et il arrive d’une traversée de notre cher Atlantique.

Je vous passe les préparatifs, le bateau «  épicétou «  ce sera son nouveau nom et mis à l’eau et maté  par le proprio, très sympa et très cool il me le prépare nickel.

 

Samedi 1 octobre, nous arrivons à midi  Martine, Guillaume, Carole ( son casse croûte) et moi sur le port de Dielette, nous avons décidé de lever l’ancre lundi matin avec la marée, ça nous laisse 24 heures pour prendre possession du bateau.

Il fait beau, mais il y a un vent à décorner une vache nantaise et la mer est de très mauvaise humeur, ça promet…..

Bertrand ( un vieux copain avec qui j’ai bourlingué partout en Europe) et sa petite famille arrivent, ils viennent de Rennes et voulaient être présent pour le grand départ. Je suis content qu’ils soient tous là, (vu l’état de la mer suis pas sûr de les revoir !!!!!)

Bon, lundi 10h30, le vent s’est calmé, on lève le camp, en moins de 5 minutes le port est derrière nous, le pilote automatique tient bien le cap,  les voiles se gonflent et nous partons comme une fusée au 270° à la vitesse de 9 nœuds ( 16.6 km/h) nous tiendrons cette cadence environ 6 heures ensuite une vitesse de 6 nœuds ( 11 km/h) sera maintenue jusqu’à la fin de l’après midi.

Les courants nous ralentissent sacrément et le vent chute c’est donc le moteur qui prend le relais, vitesse 4 à 5 nœuds, il est environ 18h00 et nous ouvrons une bonne boite de cassoulet qui est avalée non sans quelques nausées, la mer s ‘est durcie un peu.

Tout marchait bien au port, et là, plus de feu de route, on a beau tripoter le bouton, rien ne s’allume en haut du mat.

Guillaume descend vérifier les fusibles et revient au bout de 5 minutes blanc comme une momie, je prends le relais et descends aussi, bidouillage des connections du mat dans les toilettes et au bout de 5 minutes je remonte et offre un cassoulet tout chaud aux poissons.

Rien n’y fait, et après avoir pété tous les fusibles, on se résigne, la nuit se fera sans feux de route. Par précaution toutes les lumières intérieures sont allumées, des dauphins viennent nous saluer dans la nuit et nous accompagnent un bon moment, c’est féerique…..

et finalement le jour se lève, le vent nous a fait défaut et le vieux Volvo nous a poussé toute la nuit, nous décidons de faire une escale technique à L’aber-Wrac’h , c’est au Nord de Brest pour réparer les feux de route et pour vérifier le refroidissement du moteur car il ne pisse presque plus, 15h00 nous entrons dans le port, c’est très joli par ici.

Cette première étape, nous ravis car nous avons parcouru une sacré distance en 25h30, faite le calcul !!!! bon , je le fais pour vous ,225 kms, ça fait du 8.89 Km/h ou pour les initiés du 4.8 noeud

Nous descendons à terre acheter des fusibles, une ampoule de mat et du gazole, en moins d’une heure tout fonctionne à nouveau, super.

Un bon repas est englouti après avoir décidé de partir à 8h00 pour profiter des courants, plusieurs voiliers sont arrivés et nous partirons sûrement tous ensemble demain matin.

Ahhh !! Une bonne nuit bien à l’abri, 7h30, je suis debout et je prépare le café, Guillaume émerge doucement, ce garçon aime bien dormir, les autres bateaux sont eux aussi en train de se réveiller.

7h55, Guillaume tourne la clé de contact, rien !!! Plus de batterie, pas grave je descends, prends la manivelle, il démarre au quart de poil avec la manivelle….. Normalement, car ce matin il ne veut rien savoir, après plusieurs essais et n’ayant pas d’oxygène à bord, j’arrête avant la crise cardiaque, il nous faut une autre batterie.

C’est à 9h30 que finalement nous partons avec une batterie neuve, le retard pris nous embête car le passage du four avec le courant favorable est compromis ,nous avions estimé une vitesse de 5 nœuds pour être bien avec les courants  mais grâce à ce petit Volvo  

et un peu de vent nous rattrapons tranquillement le temps perdu, la journée se passe paisiblement et  la nuit également, une nouvelle visite des dauphins viendra me tenir éveillé pendant une vingtaine de minutes cette nuit encore, c’est vraiment super de les voir jouer avec l’étrave du bateau, j’en profite pour faire une photo de l’un d’entre eux, pas facile car ils évoluent vraiment très vite.

Le jour se lève et nous décidons de faire escale sur Belle-Île en mer, toute la matinée nous naviguons dans la brume et vers 14h30 nous entrons dans le port du Palais avec un soleil radieux digne d’un mois de juillet.

Nous allons enfin prendre une douche, il était temps, même les dauphins ne nous approchaient plus, ce soir repas de fête, une salade niçoise et un steak avec des pommes frites cuitent avec difficulté car le réchaud du bord à besoin d’être rénové, mais c’est bon quand même….

Vendredi, dernière étape, Belle-Île – Paimboeuf dans l’estuaire de la Loire, c’est là qu’habitera épicetou, cap au 110° , là c’est une journée moteur qui nous attend, pas un poil de vent, départ de Belle-Île à 7h00 arrivée à Paimboeuf 17h00 rien de particulier à signaler, une pétole d’enfer on se serait cru sur une mare.

 

Voilà une sacrée promenade, j’ai hâte de retourner me balader la nuit, c’est vraiment génial, ceux qui ont des craintes, lancez-vous, la nuit c’est autre chose..

Un grand merci à Guillaume

 Toutes les photos sont plus bas dans le blog

Christophe

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2005/6/18

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